Marine Le Pen interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur l’application de la directive européenne 2003/88 pour les forces de sécurité. La directive européenne 2003/88 sur le temps de travail fixe les règles en matière de durée du travail hebdomadaire et quotidienne (48 h de travail par semaine / 11 heures maximum par jour). Initialement cette directive ne devait pas s’appliquer aux forces armées, à la gendarmerie et à la police. La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) en a décidé autrement ; cela illustre parfaitement l’ingérence d’organismes supranationaux dans un domaine par essence régalien et constitue donc une atteinte supplémentaire à la souveraineté française. Les conséquences opérationnelles pour les armées et les forces de sécurité sont plus que préoccupantes alors qu’au même moment leur engagement, qu’il faut saluer, est total et que les citoyens sont exposés à un risque terroriste permanent tant sur le territoire qu’à l’international. Ce ne sont pas moins de 80 00 militaires qui sont retirés quotidiennement du service à cause de la mise en œuvre de cette décision de la CJUE. De même les 10 000 policiers et gendarmes dont le Président de la République a annoncé le recrutement dans son programme présidentiel vont être intégralement absorbés par cette même décision. Concrètement pas un policier ou gendarme supplémentaire sur la voie publique. Alors que M. le Premier ministre est particulièrement attentif à la réduction des dépenses publiques, quelle gabegie ! Applicable depuis 2016, ses effets se font d’ores et déjà douloureusement sentir sur le terrain et ne font qu’aggraver la saturation dont sont victimes les personnels. Elle souhaiterait connaître quelle initiative ou quelle mesure le Gouvernement va prendre face à cette situation qui représente une difficulté en termes financier et humain et qui pourrait, en outre, avoir des conséquences graves sur le niveau de sécurité en France.

Marine Le Pen

Marine Le Pen

Député de la 11e circonscription du Pas-de-Calais.
Membre de la commission des affaires étrangères.

Présidente du Front National depuis 2011, Marine Le Pen a été candidate aux élections présidentielles de 2012 et de 2017 où elle a obtenu près de 11 millions de suffrages au second tour.
Chargée par les Français d’incarner l’opposition à Emmanuel Macron, Marine Le Pen est élue en juin 2017, avec plus de 65% des voix, député de la 11e circonscription du Pas-de-Calais, cette terre à laquelle elle est profondément attachée et où elle a mené de nombreuses batailles électorales.
Elle fut candidate sur la liste de Steeve Briois, aux élections municipales en 2008 et 2009 et conseillère régionale du Nord-Pas-de-Calais en 2010 et des Hauts de France en 2015.
Député français au Parlement européen élue en 2004, réélue en 2009 et 2014, Marine Le Pen a été vice-présidente du groupe l’Europe des Nations et des libertés.

Voir tous les articles

VOS DÉPUTÉS

  
  
 

  

 

Suivez le Front National

les grands sujets